Intervention au long cours de septembre 2020 à septembre 2022

 

  • Du 19 février 2021 au 28 février 2021,
  • Du 23 avril 2021 au 2 mai 2021,
  • Du 12 au 25 juillet 2021.

 

A la recherche d’une syntonie [1]

A l’aulne des catastrophes de plus en plus prophétisées, différentes voix nous invitent avec chaque jour un peu plus d’insistance à anticiper un futur comme préalable à toute analyse et proposition. Nous recommandant, à la fois d’entrevoir les choses selon ce qu’elles sont susceptibles de perpétuer ou d’accentuer sur le plan social et environnemental, et de l’autre à imaginer un demain autour d’un
regain démocratique et solidaire.

Ce moment de résidence, alternant expériences in situ et temps d’écriture, fera sienne cette invitation. De manière immersive, compréhensive et transversale, il s’agira au travers d’une approche sociologique : d’aller à la rencontre ; de connaître et d’identifier ce qui importe et par extension ce qui manque ; d’être perméable aux inquiétudes et protestations ; de s’imprégner de différentes visions de l’avenir et propositions. Un dialogue sera ensuite engagé pour confronter ce matériau à cet impératif de soutenabilité, avec l’objectif de susciter du débat, de créer du lien, d’identifier et réactiver ce qui fait sens commun. La méthode d’enquête servant le sujet.

 

© Clara Chichin – Hans Lucas- Sténopé – séquence.

© Clara Chichin – Hans Lucas- Sténopé – séquence.

Plus concrètement, des entretiens compréhensifs seront réalisés dans un premier temps auprès de différents acteurs (habitants, paysans, acteurs associatifs, élus, utopistes, etc.), avec l’objectif de comprendre des représentations du temps présent et à venir, ainsi que les propositions et espérances adressées à un nouveau paradigme qu’il s’agit encore de construire.

Pour compléter ce dispositif, des moments de restitution, sous forme d’assemblées citoyennes du futur, seront aussi usités de manière itérative, cherchant à créer du lien entre acteurs, à développer une compréhension et des apprentissages, à (re)prendre confiance dans la valeur de certaines expériences, à identifier ce qu’il s’agirait de changer pour que l’homme soit à nouveau en syntonie, capable d’assumer ce monde et de se réapproprier ce dont il a été séparé, en d’autres termes identifier le chainon manquant d’un réenchantement.

Nous ferons ainsi écho au questionnement de Martin Nadaud, cherchant à entrevoir ce que signifie être visionnaire aujourd’hui.

Mickaël Landemaine est acteur associatif et chercheur en sciences sociales. Ses recherches s’intéressent aux représentations et propositions de différents acteurs adressées à un nouveau paradigme plus soutenable qu’il s’agit encore de construire. Il est également acteur associatif depuis une quinzaine d’années dans différentes structures de l’ESS et de la solidarité internationale.

*

[1] Terme emprunté à André Gorz. Traduit l’état d’une personne en parfaite harmonie avec son environnement et ses sentiments.

 

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