Dominique Quélen – résidence poésie du 17 au 27 février

Né en 1962 dans un milieu ouvrier, à Vitry-sur-Seine. Puis prof en lycée dans le Nord. Poésie qui mêle les contraintes formelles et les dysfonctionnements du corps, avec un intérêt marqué pour le vide (qui ne l’est jamais) et le rien (qui est quelque chose). Collaborations avec des musiciens, qui vont de la toy music à l’opéra de chambre en passant par la musique improvisée.

«  J’aimerais être alors occupé par un petit projet dans la continuité de celui que j’avais annoncé, et qui s’intitulerait Un dégât des eaux. Partir d’un accident domestique (réel !) dont les effets sont l’inverse de ceux du langage, lequel sépare et délimite en nommant, pour en retrouver la fluidité dans l’écriture. Composer une suite de proses brèves comme de petits épanchements contenus dans un cadre formel qui les stoppe. Qu’à l’intérieur de ce cadre, l’écriture ne soit pas linéaire mais opère par glissements, par mouvements, à la façon plutôt de vers qu’on organise et combine selon leur rythme propre, hors des liens habituels de la logique. Je pense à ces lignes de Charles Nogier dans Refuges (éd. Fidèle, 2017) : « J’ai en général un esprit très confus, toute décision à prendre est une torture. Quand je dessine, je ne pense pas, j’observe. Tout devient simple. Peu importe le sujet auquel je m’attelle. C’est le sentiment de modeler une forme qui me plaît. « – Dominique Quélen

Pour écouter Dominique Quélen lu par Jacques Bonnaffé, c’est par ici

Pour lire, c’est par

© Mille Univers / Bourges.

© La photo en couverture est de Jacques Vilet