« RÉSIDENCE CROISEE DANSE avec la Compagnie Jeanne Simone »

L’empreinte, Scène nationale Brive-Tulle,

La Mégisserie, Scène conventionnée pour les arts les Imaginaires et l’éducation populaire

La Métive, lieu international de résidence de création artistique

résidence du 27 avril au 1er mai 2020

Un nouveau partenariat s’est mis en place entre La Mégisserie, Scène conventionnée pour les arts, les imaginaires et l’éducation populaire, la Scène nationale L’empreinte de Brive-Tulle et La Métive, lieu de résidence artistiques situé en Creuse, à Moutier d’Ahun. Il est né de la volonté d’inscrire la présence artistique de la danse dans le territoire de l’ex Limousin à travers des résidences partagées d’une même compagnie sur les trois lieux. C’est la compagnie bordelaise Jeanne Simone qui a été choisie pour ces résidences partagées au cours de la saison 2019-2020.

Ce projet reçoit le soutien de la DRAC Nouvelle-Aquitaine.

 

JEANNE SIMONE

Depuis 2004, JEANNE SIMONE explore une dramaturgie des corps en relation aux espaces et aux lieux. Ces années ont été principalement dédiées aux espaces publics, tant ils sont prolixes de questionnements artistiques, chorégraphiques et politiques. Ces espaces quotidiens ont développé notre attention aux usages, notre réflexion et notre écriture chorégraphique, sonore et textuelle, et nous ont amenés vers l’épicentre de notre travail : comment le corps et l’individu sont façonnés par l’environnement (et réciproquement), quels sont nos systèmes de relations les uns avec les autres, comment l’espace en témoigne, comment faire société.

Si les espaces non dévolus à la représentation sont par essence nos viviers de recherche, la salle est demeurée l’endroit d’accordage. À soi, à son corps, aux autres, au monde. Ce n’est qu’en focalisant sur le corps, ses systèmes, sur les sens et les perceptions, que nous avons pu aller au dehors, réceptionner le monde et en faire partie. Il s’agit maintenant d’accorder davantage d’attention à cet espace de dedans, imprégnés des bruits du monde, des flux, des corps passants, de marches et de politique de réhabilitation…

Les créations de JEANNE SIMONE questionnent la fragilité, l’appétit, l’éclat de l’être et interrogent les possibles du vivre ensemble. Avec les danseurs autant qu’avec les comédiens et musiciens, nous travaillons à rendre quotidienne la performance physique et à révéler le potentiel poétique des défauts, des irrégularités de chaque corps en jeu. Notre rapport à l’espace repose sur une grammaire des perceptions, notre vocabulaire sur l’affûtage des différents systèmes du corps (avec le Body Mind Centering comme fabuleux matériel de base). La création sonore et la parole viennent renforcer cette singularité.

Laure TERRIER

Chorégraphe et danseuse, Laure Terrier n’en finit pas de malaxer les relations du corps à l’espace public au travers des créations portées par JEANNE SIMONE. L’usage des lieux comme fil conducteur, elle invente patiemment un rapport au spectacle, à la danse, qui témoignerait des rapports singuliers qui lient l’humain à l’environnement qui l’entoure et le façonne, pour lui offrir d’autres possibles.

Elle collabore régulièrement avec d’autres compagnies, en tant que soutien à l’écriture corporelle, telles que la Cie de Sirventes, Le Petit Théâtre de pain, La grosse situation, Cie Action d’espace – François Rascalou, Uz et coutumes…

Elle s’est beaucoup nourrie des approches de Julyen Hamilton, Patricia Kuypers, G. Hoffman Soto, Lulla Chourlin tout en vadrouillant en tant qu’interprète au côté des chorégraphes Nathalie Pernette, Laure Bonicel, Odile Duboc.

Elle s’investit aussi avec plaisir dans les projets d’Opéra Pagaï, de l’Ensemble Un etc.

PEAU (titre provisoire)

Avec PEAU, Laure TERRIER ressent le besoin d’isoler les corps de l’environnement urbain et d’observer ce qu’il reste de cette Polis dans chaque pore de la peau, d’observer comment l’extérieur influe sur les structures internes, de tester les relations entre corps social, corps politique, corps sensuel et performatif.

Avec PEAU, elle s’extrait – un temps – de l’espace public, pour le faire advenir au plateau, en sous-texte, qu’il donne de l’épaisseur à l’air, qu’on entende bruisser le bruit du monde depuis la salle, non pas sonorement, mais dans nos postures d’hommes et de femmes au plateau, dans les mots dits, dans notre façon d’appréhender le lieu et le rapport au public.

Aujourd’hui, PEAU raconte une histoire de membrane tissulaire, de groupe, de plis et de traces, de micropolitique, de graisse et de poils, de corps social, d’organicité, de résistance et d’élasticité.

 

Chorégraphie, mise en scène, interprétation : Laure Terrier

Écriture textuelle, sonore, interprétation : Anne-Laure Pigache, Céline Kerrec, Camille Perrin, Mathias Forge

Mise en lumière : Éric Blosse

Mise en son : Loïc Lachaize

 

 

 

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