Résidence du 19 au 31 mai 2020

 

Il y a un « type » qui est là, en présence, à peine plus que le reste. Il est là pour écouter… Il a cette tâche,on l’a invité pour ça, et c’est aussi une obsession, alors on le regarde faire. L’environnement sonore le sollicite vivement, l’active et le remue. Il y a quelque chose d’important, un enjeu à écouter, rester alerte. Chaque séquence le fait glisser dans un registre de jeu, et tisse un rapport complice, savant ou naïf avec le lieu. Chaque tentative vient sonder un des aspects de l’environnement sonore. Tantôt caisse de résonance, tantôt intrus et soliste, tâtonnant pour savourer le relief mais aussi désinvolte et sauvage dans ses débordements. Parfois il s’agit d’en extraire des signes, les événements comme des lumières ou des éclats, laissant des traces, ouvrant des portes. Sa danse nous donne l’occasion d’observer que nous sommes traversé-e-s…souvent.  Musicalité est un mot, il tente d’en faire l’expérience…souvent.

 

« Nous ne sommes non pas en présence d’une œuvre d’art qui est une chose, mais d’une action qui est implicitement rien. » (John Cage)

 

Mathias Forge est musicien… a priori.

Il joue le trombone et les magnéto K7.

Ses rencontres avec Laure Terrier (cie Jeanne Simone) et Pierre Pilatte (cie 1watt) lui font faire de précieux détours.

Il s’implique alors de plus en plus physiquement dans la danse, l’action, la performance et le reste.

Il joue en duo avec Anouck Genthon (violon), fait des performances à la radio avec Anne Laure Pigache et poursuit sans limite l’enquête de l’écoute en étudiant le philosophie et la généalogie.

 

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