En résidence du 1er au 24 juillet 2024

La Métive accueille 3 étudiant.e.s dans le cadre du partenariat avec l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole. Cette résidence est une première expérience permettant aux étudiant.e.s de poursuivre leur travail et de comprendre ce que peut être une résidence dans un lieu de création artistique pour de jeunes artistes.

 

Chris Paquentin

 

Né-e en 1997 à Pertuis. Chris Paquentin vit et travaille actuellement à Clermont-Ferrand.

Iel débute ses études en 2015 à l’Université de Bourgogne à Dijon en Histoire de l’Art et Archéologie et poursuit à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole (ESACM) dont iel obtient son DNSEP avec les félicitations du jury en 2024.

Par l’installation (physique et sonore), l’écriture, le dessin, la peinture, la vidéo et la performance Chris Paquentin élabore son travail autour du soi social et des enjeux du vivre ensemble. Iel explore par les prismes des Travaux (alimentaires, introspectifs, artistiques), des Amours (amicaux, romantiques, familiaux) et des Familles (de cœur et de sang) la pluralité des déterminismes humains.

© Chris Paquentin

Mon projet de résidence à la Métive consiste en l’écriture d’un roman nommé Lianes. Cette période de travail me servira à la création de ma structure narrative et du développement des personnages. Disons que pendant cinq ans j’ai construit des os et que maintenant je dois agencer le squelette.

Il s’agit de raconter l’histoire d’une famille sur trois générations. Le tome un se concentrera sur la première génération qui est constituée de cinq inconnue-s, ami-es en devenir.

L’idée de ce premier tome est d’établir les bases de leurs identités, de parler de leurs rencontres, et des liens qui formeront une colocation. Cette dernière encrera les racines de toute une famille qui naviguera à travers trois mondes en quête de leur morceau d’utopie.

 

Eldaire Terrisse

Je travaille sur la construction d’utopies et de mythologies queer. J’invente des espaces et des objets grâce auxquels nos corps peuvent devenir chimères. Via le dessin, le texte ou la performance j’invite à l’hallucination, je vous propose des histoires dans lesquelles vous pouvez fondre et vous rematérialiser. Je m’inspire de pratiques écosexuelles, d’histoires de science-fiction, de mes rêves et de ceux de mes adelphes.

Étant donné le contexte politique c’est difficile de projeter d’écrire, de dessiner et de beaucoup rêver comme j’avais espéré le faire pendant cette résidence. Je veux penser à des outils pratiques de communauté, faire des zines pour les diffuser rapidement, trouver des moyens de canaliser ma peur et ma colère.

Après un bac art appliqué et une année de prépa aux beaux-arts de Lyon je rentre en 1er année à l’ESACM en 2019. Je passe mon DNA en juin 2022 et mon DNSEP en juin 2024 les deux avec les félicitations du jury.

 

© Willow Miquée

Louise Sautron

 

Décrite comme “néo-shamanique” par ses jurys de DNSEP, mèmeuse professionnelle autoproclamée et scribe à pleins temps de ses propres pensées. Léi consacre la plus part de son temps à faire venir la fin de ce monde capitaliste, patriarcal et colonial. En attendant elle fait du pain et du vin de cerise avec ses copaines. Et accueille en elle toutes les trans*|substantiation|formation|sition|figuration.

Léi c’est une artiste qui sort des beaux-arts avec un bac+5 et qui sait pas trop comment elle a atterri là. Elle est Réunionnaise et arrive en Métropole pour ses études supérieures en 2016. Au départ dans une filière scientifique, son parcours artistique naîtra et grandira avec le début officiel de sa transition de genre en 2018. Elle obtiendra son DNA en 2022 et son DNSEP en 2024 à Clermont-Ferrand tous les deux avec les félicitations du jury.

Aujourd’hui elle est en résidence à la Métive pour 3 semaines. Elle explore un sentiment grandissant de déracinement qui la suit partout où elle va. Alors elle lit des livres de jardinages, creuse des trous et enterre ses pieds. Reste sous la pluie pour s’arroser.

Et en attendant que ses extrémités reprennent enfin pieds, elle continue les allers-retours entre la forêt et sa machine à écrire.

 

 

© Louise Sautron