En résidence du 20 juillet au 3 août 2026 et du 7 au 21 septembre 2026 à La Métive.

Maymouna Baradji

© Maymouna Baradji

Maymouna Baradji est une artiste mosaïste franco-malienne née en 1999 en France. Elle vit et travaille aujourd’hui à Marseille, France. A partir de ses archives familiales, elle réactive l’image et la parole, interroge leurs origines par le dessin, l’écriture et le verre.

“Je ne fais qu’écrire pour ne pas oublier. De mes photographies, je recopie les postures et silhouettes sur papier ou sur verre pour me souvenir de ces gens, de mes gens.” 

Ses questionnements autour de la mémoire et de l’oubli prennent notamment vie par la traduction de l’image au dessin, d’une langue à l’autre, de l’oral vers l’écrit. Récemment, elle ré-ouvre ses travaux d’écriture (La part Manquante, 2022, Le chant de ma mère Nma suuge, 2023, Badjala Vol II) vers la poésie orale pour continuer à transformer sans trahir.

Tout ce qui ne devrait qu’être oral pour Et, j’ai entendu ta voix 

Le texte de cette performance s’intitule Tout ce qui ne devrait qu’être oral. Il s’agit d’une série de poèmes portant sur l’oralité des mères au sein des familles, et plus particulièrement celle de ma propre mère, qui évolue au fil de ses déplacements. Tout ce qui ne devrait qu’être oral explore des questionnements et des fascinations qui me traversent : la traduction, les archives, la transmission. Il aborde aussi des thèmes comme le rapport à l’oubli, le vide créé par la mémoire et la perte, et pose la question : comment écrire à partir de cela ? Ce recueil est une ébauche que j’aimerais prendre le temps d’approfondir, de nourrir d’autres lectures. J’aimerais l’enrichir de nouveaux textes et ouvrir cette démarche à d’autres auteur·ices.

© Maymouna Baradji

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