En résidence à La Métive du 27 février au 4 mars 2027 et du 5 au 9 avril 2027.
Le Petit Veston Rouge
Cercle-prison, cercle-ring, cercle-loupe, cercle du temps …
Scène de crime, figée : en son centre un fantôme … l’enfant intérieur.
Car c’est l’histoire d’un Petit Chaperon Rouge, un parmi des millions.
Et puis, la petite fille a grandi, survivante.
Le pus de la morsure a infecté sa vie. Elle sent les crocs, toujours, qui la déchirent.
Mais du loup, de l’attaque, les souvenirs sont enfouis.
Alors elle reste, Petit Chaperon Rouge, hantée par les ombres. Et le sang. Et la peur.
Folie … ? Non. Amnésie.
Retrouver le centre, éclairer les ombres, reconstruire le récit … Coûte que coûte.
DANSER.
Et quand, finalement, le loup apparaît, avec la mémoire réparée vient le temps du
dernier combat.
Celui du témoignage, de la Justice. MOI AUSSI ! Hurle-t-elle.
Au nom de tous les Petits Chaperons Rouges, ceux qui naîtront et ceux du passé.
Dans ce solo de danse contemporaine, la danseuse explore ce qui constitue son identité, son histoire, pendant que des vidéos ouvrent des perspectives sur le passé, avec ses monstres et ses tabous, ses ombres tutélaires aussi. Et sur un avenir à conquérir.
Cercle-prison, cercle-loupe, dont le centre est habité par le fantôme d’elle-même : elle finira par l’entendre, pour s’en libérer et rendre la paix à la petite fille blessée qui l’habite.
Ce que cette chorégraphie intimiste dessine, c’est une expérience d’amnésie traumatique jusqu’à sa résolution, jusqu’au moment où le puzzle de la mémoire est totalement reconstruit, où le sens apparaît.
Sur ce chemin d’une quête identitaire, à chacun / chacune de voir danser sa propre histoire, ses propres questions …
En prenant sa place dans la cohorte des témoignages « MeToo », c’est un appel à la libération d’une parole fondamentale. La danse EST une prise de parole .
July gane
July refuse de se laisser enfermer dans un académisme univoque et va mener une constante réflexion sur les techniques chorégraphiques, sur l’art en général et sur la place de l’artiste dans la société. Après une formation professionnelle à EPSE Danse, avec Anne-Marie Porras et Rudy Brians, ses rencontres artistiques (Hervé Koubi, Larrio Ekson, Carolyn Carlson, Vendetta Mattea …) l’orientent vers la danse contemporaine, la plus apte au métissage des techniques, des énergies, des cultures. Le travail de Pina Baush, Carolyn Carlson et de M.C Pietragalla, un aperçu de la technique Gaga et du travail de Hofesh Shechter contribueront à définir ses deux axes de recherche : celui d’une chorégraphie porteuse de pensée et de théâtralité, celui d’un travail technique fondé sur le lâcher prise et la force du centre.
En 2010, July crée la Compagnie Allarte. Déjà ses premières pièces : Trois temps… et puis s’en va (2010), et Asile (2011) s’interrogent sur le temps, la mémoire, et sur l’engagement sans concession de l’artiste. Ensuite nouvelle rencontre, avec le maestro Pablo Veron : se fixant alors comme fil conducteur le mariage de la danse contemporaine et du tango argentin, elle monte Desencuentro (2013) en collaboration avec Carmen Aguiar. Suivront Mektoub, Insihar el Anmat (vidéo-danse 2015) et, plus tard, Raoui (vidéo-danse 2017). Mais elle revient à son exploration de la relation entre danse et théâtralité, avec 30 ans (2016), un duo plein de fantaisie et d’émotion, programmé entre autres au Festival International de Danse de Fès (Maroc- 2016).
En 2017, July entre dans l’univers fabuleux du cirque, grâce à Julia Christ et Juan Ignacio Tula : coup de foudre pour leur approche spécifique du mouvement et de l’espace scénique. Naît en 2018, en collaboration avec Lucile Mouzac (Compagnie Suspiri), un duo de forme courte, Celles qui n’avaient pas de noms, repris prochainement à l’adresse du jeune public. Après un bref partenariat avec Adel Zouba, danseur de la compagnie Koubi (La Voix des Hommes – 2018), le moment est venu pour July G de fonder la nouvelle Compagnie GZ, dans la même urgence : retrouver le sens originel de la danse, ses racines, la recherche et la création.
July dispense aussi un enseignement chorégraphique dans le cadre de médiation culturelle, d’ateliers hebdomadaires, et de workshops de façon ponctuelle dans la région limousine et, jusqu’en 2020, à Fez et à Marakech ( Maroc).
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