En résidence du 26 janvier au 12 février 2026.
La Métive accueille 3 étudiant.e.s dans le cadre du partenariat avec l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole (ESACM). Cette résidence est une première expérience permettant aux étudiant·es en Master de poursuivre leur travail et de comprendre ce que peut être une résidence dans un lieu de création artistique pour de jeunes artistes.
Johanna Godignon
Née en 2001 et originaire de l’Allier, j’ai intégré l’école supérieure d’art de Clermont Métropole en 2019 après un bac pro en marchandisage visuel mais dans lequel je m’ennuyais. La peinture m’a toujours accompagné et est essentielle à mon équilibre. Actuellement en 5e année, je commence aussi à donner accès et développé un travail d’écriture notamment poétique. Dans ma pratique picturale comme dans mes écrits, je suis à l’écoute des sensations, des flux qui traversent le corps, à leur circulation. Je suis attentive aux silences des objets sur lesquels mon attention se porte et dont je rends compte dans mon travail.
Traversée de flux
Durant cette résidence, je voudrais consacrer mon temps à écrire.
Ne faire que ça comme pratique.
Une pratique d’écriture journalière.
Concernant le flux d’information traversant le corps.
Concernant une circulation vivante de chose que je traverse, que je rencontre en silence.
Écrire sur le présent, le passé, le futur.
Écrire des poèmes.
J’ai envie de trouver une place à l’écriture dans ma pratique artistique.
C’est une première.
J’écrivais beaucoup il y a quelques années, cette pratique m’appelle aujourd’hui. J’ai envie de l’approfondir dans un nouveau lieu dédié.
Partager mes textes sera une première également.
Instagram : @Johanna_x_gd
Ni Hervé
Arrivé en équivalence en 4e année à l’Ecole supérieure d’art de Clermont Métropole (ESACM) après 3 années à l’école d’art d’Aix-en-Provence (ESAAIX), je suis autiste et non binaire, et ma pratique est protéiforme et maximaliste. Nourri de culture hyperpop et de réalisme magique, mon travail est peuplé de carcasses de voitures, de créatures fantastiques, d’intimités queer et neurodivergentes, de kitsch et de trash, d’objets, de textes et d’images glané·es bien sur Internet que dans les décharges.
junkyard flower
Ce projet est un travail de recherche en écriture, axée sur des réflexions queer et crip. J’y explore le dialogue entre intime et politique, violence et tendresse radicale, vulnérabilité, confrontation et transformation, à travers un mélange d’archives personnelles, de collections diverses et de recherche théorique.
Instagram : @crashangel112
Colline Jarès
Colline Jarès est une étudiante à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole (ESACM). Sa pratique se développe à partir de matières fragiles et perméables, principalement le papier, qu’elle aborde comme une surface sensible et instable. Elle travaille des formes qui s’imprègnent, se fissurent, s’abîment, et laissent apparaître des états de vulnérabilité et de perte de contrôle.
Elle construit des figures de personnages déchus, souvent proches de l’alter ego, évoluant dans un quotidien désordonné. Son travail explore des espaces intérieurs marqués par le délaissement, l’apathie et la fragilité, oscillant entre effondrement et douceur, déchéance et mignon.
Un buvard et les mirettes mouillées
J’envisage la résidence comme un temps de recherche pour avancer l’écriture d’un mémoire portant sur le cute, le fragile, la douceur et la tristesse dans leur dimension personnelle mais aussi politique. Mêlant fragments d’histoire, de souvenirs ou de phrases récoltées. Ce travail s’articule à des pratiques manuelles telles que la couture et la fabrication de papier, pensées comme des gestes de soin et de fragilité, et peut s’ouvrir à des temps collectifs de partage et ou de création collective. Cela me permettra d’articuler écriture, expérimentation et rencontres, dans un équilibre entre travail solitaire et échanges informels.
Instagram : @petit_relief

















